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Black Rebel Motorcycle Club - Howl
    
Année : 2005
Tracklist :
1. Shuffle Your Feet
2. Howl
3. Devil's Waitin'
4. Ain't No Easy Way
5. Still Suspicion Holds You Tight
6. Fault Line
7. Promise
8. Weight of the World
9. Restless Sinner
10. Gospel Song
11. Complicated Situation
12. Sympathetic Noose
13. The Line
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Time won’t save our souls. Pas véritablement joyeux n’est-ce pas ? Et puis, who knows if i’ll see you again, c’est vrai ça. Qui, hein? Howl commence comme ça. Shuffle Your Feet met bien les pieds dans le plat, et nous emmène dans un univers somme toute assez classique, mais toujours passionnant. L’impression de marcher dans un grand désert américain, armé d’une guitare, d’un chapeau, et d’une émotion insolente et belle. C’est pas formidable ça, hein ?
Il convient d’abord de présenter Howl. Troisième album des Black Rebel Motorcycle Club, il est principalement acoustique. Bon, il y a de la guitare électrique de-ci de-là, mais pas de grosses distorsions ou autre, c’est plus simplement du bottleneck sur demie-caisse, des sonorités intéressantes, du crunch prenant aux tripes, le tout entraîné par la fabuleuse voix de Peter Hayes, tête pensante du groupe. Non pas qu’il possède une technique de chant impressionnante, mais c’est juste... émotif. Comme tout l’album. Le tout est amené avec une batterie simple mais très accrocheuse, ce qu’il faut simplement. Des tambourins. De l’harmonica. Parfois de l’orgue, du piano. Et évidemment de la guitare acoustique. Beaucoup de guitare acoustique. Le point central de l’album d’ailleurs, l’instrument sans lequel la sauce ne prendrait pas et sur lequel la majorité des chansons reposent.
Devil’s Waitin’ nous le montre bien. Jusqu’au passage de fin, très gospel dans l’esprit, on y trouve juste une voix et une guitare. Et le tout nous donne une chanson simplement… belle… On ne peut s’empêcher de la chantonner en l’écoutant tant elle est, à mon goût tout du moins, magnifique. Une fois encore, la voix de Peter Hayes vient toucher pile poil le point sensible.
Ain’t No Easy Way, c’est le single. Une chanson courte, mais très entraînante, puissante sans dégueuler de la distorsion par les trous de nez. Bottleneck rageur avant la mélodie à l’harmonica, le batteur tape rageusement là où il faut, avec ensuite un crunch rageur, suivi par la voix de Peter, du tambourin, les accords judicieusement placés à la guitare acoustique, retour à l’harmonica. Que dire de plus ? Pas foncièrement compliqué, très court, mais efficace, que l’on écoute en boucle sans s’en lasser. Le single parfait de l’album.
Pas la peine de détailler toutes les chansons de l’album. Je trouve ce dernier globalement très varié, en tapant dans les styles de prédilection du groupe, blues, gospel, rock, le tout judicieusement mélangé, nous donnant un très bon plat, avec l’un ou l’autre style prédominant d’une chanson à l’autre. Quelques chansons n’attireront peut-être pas l’oreille à la première écoute, mais dévoileront toute leur quintessence au bout de la troisième. Je peux penser, personnellement, à Gospel Song, ou Complicated Situation, voire Restless Sinner (Rah, quelle ambiance macabre dans cette chanson).
Howl est à mon goût un grand album. Il ne révolutionne rien de particulier, il est juste absolument agréable, et tourne continuellement dans le lecteur sans que l’on s’en aperçoive véritablement. Et permet aux Black Rebel Motorcycle Club de faire un pas de plus. Se diversifier sans s’éloigner véritablement de ses origines. Beaucoup de groupes aiment faire leur album acoustique à un moment donné, avec plus ou moins de réussite. Pour les BRMC, l’essai est réussi.
Bhaal |